Wednesday, 30 June 2010



Hamas sur Seine (info # 012506/10) [Reportage photo]

Par Jean-Paul Ney © Metula News Agency

 

Rappel :

 

Jean-Paul Ney est un grand photoreporter, faisant partie de la famille de la Ména depuis de nombreuses années.

 

Le 7 janvier 2008, alors que notre camarade croupissait dans la mal famée Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan, la MACA, pour une faute qu’il n’avait pas commise, nous publiions une partie de son reportage inédit consacré à l’unité d’infanterie d’élite druze de Tsahal, Kherev(Sabre).

 

Jean-Paul a perdu seize mois de sa vie à la MACA, pour être finalement libéré le neuf mai de l’an dernier.

 

Depuis son retour, il forme des reporters à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris et il a retrouvé tous ses repères.

 

Ney demeure toutefois un reporter en marge, en révolte perpétuelle et souvent incomprise devant l’injustice ; les seules frontières qu’il daigne reconnaître (pour le moment) sont les confins de la Planète.

 

Face au troupeau des confrères politiquement corrects, il fait partie de la poignée des éthiquement corrects. Une race d’hommes à part, que l’on compte malheureusement, ces jours en France, sur les doigts des deux mains.

 
 

Stéphane Juffa

 
 

Hamas sur Seine

 

J’ai couvert la seconde Intifada en 2000, à Gaza. Je n’avais jamais vu ça en France.

 

Depuis les émeutes de 2005, la presse est clairement et délibérément visée. Nous avons été traités de collaborateurs sionistes. La presse française ? C’est dire à quel point les émeutiers sont mal renseignés.

 

Cette violence physique et verbale, au cœur même de notre république, participe d’un phénomène inquiétant, qu’il importe de montrer, afin qu’il puisse être reconnu et considéré.

 

Au dernier jour de mai dernier, j’ai constaté - tout comme la police -  que les casseurs sont très bien organisés, et qu’ils restent toujours impunis.

 

A entendre les cris de « on baise la France », « Juifs dans les fours », et encore « Sarkozy le petit Juif » et « Obama le nègre des Juifs », n’importe qui de sensé comprendrait que le dialogue est à ce jour clairement impossible. Encore faudrait-il que le public soit autorisé à entendre ces slogans !

 

Si j’étais provocateur, j’ajouterais : "Dans ces conditions, il faudrait être drogué pour espérer qu’ils jouent bien au football", mais l’heure n’est pas du tout à la plaisanterie.

 

Le reportage photographique auquel je vous convie, tourné au centre de Paris, a été simplement ignoré par les media à qui nous l’avons proposé ; à la télévision française, ce sera le black-out to-tal.

 

On arrive à un temps où on va vous cataloguer politiquement – et vous stigmatiser – pour refuser de ne pas dissimuler les événements dont on a décidé, une fois pour toutes, qu’ils n’allaient pas exister. Ca n’est rien d’autre que l’omerta, à la dimension de l’information du XXIème siècle, d’une mafia politico-médiatique qui a peur.

 

Peur qu’en attaquant la police à coups de pavés amenés intentionnellement sur la scène des violences, l’un des émeutiers soit tué par une riposte, et que cela allume une Intifada en France, qui pourrait durer des mois.

 

C’est précisément pour cela que sur la fréquence de la police, un officier hurle « Laissez faire ! » à ses hommes courbés sous un déluge de pierres.

 

C’est pour cela que les lecteurs de la Ména seront pratiquement les seuls à connaître d’une émeute qui n’a, médiatiquement, pas eu lieu.

 

Pour cela que les « jeunes » jouissent désormais d’une sorte d’immunité, qui leur permet de se livrer à tous les excès, et qui met, ici et maintenant, nos droits fondamentaux en péril.

 

Paris, le 31 mai 2009. La « flottille de la paix » vient d’être arraisonnée par Israël A l’initiative de plusieurs collectifs propalestiniens, une manifestation « spontanée » se tient non loin de l’ambassade d’Israël en France.

 

C’est sur le rond-point des Champs-Elysées que tout commence : phrases assassines et insultantes, blocage de la circulation, déploiement d’un grand drapeau palestinien en pleine rue, et premières provocations contre les passants et les forces de l’ordre.

 


Les policiers commencent à être débordés par une vague en furie. Clairement, les jeunes issus de l’immigration, de toutes les origines (turcs, algériens, tunisiens), n’ont qu’une idée en tête, soufflée par les organisateurs au micro : atteindre l’ambassade d’Israël.

 

Ils forcent le passage ; premiers gaz lacrymogènes. Très vite les CRS sont dépassés, plusieurs policiers des quartiers proches sont appelés en renfort. L’avenue Matignon est à présent un champ de bataille.

 


Avenue Gabriel, non loin du restaurant « Le Berkeley » : la rapidité de déplacement et l’organisation des casseurs surprennent la police.

 

Alors que l’avenue est en bitume, éclate une véritable Intifada (guerre des pierres), apportées par les casseurs lors de leur descente sur Paris.

 

Alors qu’ils veulent rejoindre la rue Rabelais en passant par la rue Jean Mermoz, ces derniers sont stoppés par les gendarmes mobiles. La presse est aussi visée, insultée et menacée aux cris de « presse sioniste, presse collabo ».

 

 

La furie grossit à vue d’œil, des jeunes filles se joignent aux casseurs, les combats sont d’une rare violence.

 

Un photographe de presse français qui a l’habitude des situations de guérilla, affirme à ses confrères : « J’ai jamais vu ça ! Finalement, pas besoin d’aller là-bas, l’Intifada à Paris c’est terrible ! ».

 

Plusieurs policiers en civil sont pris à parti, certains déclarent qu’ils n’ont rien pu faire, seulement « sauver leur peau ».


 
 

Reculade des casseurs vers le rond-point des Champs-Elysées, après quarante minutes d’extrême violence, qui ont vu vitrines brisées, scooters renversés, poubelles arrachées et provocations en tous genres.

 

L’avenue Matignon est un champ de bataille. Aux casseurs d’origine arabo-musulmane se sont joints des jeunes de l’ultragauche, les « black-blocks », qui veulent en découdre à tout prix avec les forces de l’ordre.  


 

Alors que plusieurs journalistes se trouvent du côté des casseurs, ils sont tous repoussés vers les CRS qui bloquent la rue Mermoz. Une pluie de pierres s’abat sur tout ce qui se trouve dans les environs.

 

Les CRS tentent une avancée, mais, très vite, ils reculent face à la taille des pierres et l’extrême dangerosité de la situation. Les tirs sont précis, il faut clairement slalomer entre les cailloux et garder toujours un œil vers le ciel.

 

 

C’est le chaos total sur le rond-point des Champs-Elysées ; plus aucun véhicule ne circule, les passants sont éloignés par les rares policiers en civil ; des pilleurs sévissent, plusieurs d’entre eux seront arrêtés.

 

Les casseurs commencent à démonter des grilles et de plus en plus de projectiles circulent de main en main vers les meilleurs lanceurs. Voilà plus de deux heures que la bataille rangée dure.

 


Dans la radio des CRS un message crépite clairement : « il faut laisser faire ».

 

Les gaz lacrymogènes et la fatigue font leur effet : peu à peu les casseurs se dispersent. Plusieurs jeunes déploient alors leurs drapeaux et des messages en arabe sur l’avenue Matignon.

 

Ils s’avancent vers la presse pour vociférer leur message de haine raciste et antirépublicaine. Les deniers casseurs sont simplement raccompagnés par la police vers les stations de métro.

 
TRANSLATION

Hamas Seine (info # 012506/10) [Photo essay]

By Jean-Paul Ney © Metula News Agency

Reminder:

Jean-Paul Ney is a great photojournalist, part of the Mena family for many years.


On January 7, 2008, while our fellow languishing in the notorious Remand Prison and Correction of Abidjan, MACA, a mistake he had not committed, we publish some of his unpublished report devoted to the elite infantry unit of the IDF Druze, Kherev (Sabre).


John Paul has lost sixteen months of his life to the MACA, to be finally released on May 9 last year.

Since his return, he formed reporters at the Graduate School of Journalism in Paris and has found its bearings.


Ney remains a reporter on the sidelines, in perpetual revolt and often misunderstood to injustice, the only boundaries he deigns to recognize (for now) are the ends of the planet.


Faced with the herd of fellow politically correct, it is in the grip of ethically correct. A breed of men apart, that there are unfortunately these days in France, on the fingers of both hands.


Stéphane Juffa

Hamas Seine

I covered the second intifada in 2000, in Gaza. I've never seen that in France.

Since the 2005 riots, the press is clearly and deliberately attacked. We were treated Zionist collaborators. The French press? This shows how the rioters are misinformed.

This verbal and physical violence at the very heart of our republic, part of a disturbing, it is important to show, so it can be recognized and considered.

On the last day of May, I saw - like the police - that the thugs are very well organized, and they remain unpunished.

To hear the cries of "fuck you France," "Jews in furnaces, and again," Sarkozy the little Jew "and" Obama the negro of the Jews, anyone supposed to understand that dialogue is so farclearly impossible. Even should it be that the public be allowed to hear these slogans!

If I was provocative, I would add: "In these circumstances, it would be addicted to hope they play good football," but time is not at all a joke.

The photograph which I invite you, filmed in central Paris, was simply ignored by the media to which we have proposed, on French television, this will be a blackout to-tal.

It comes at a time when you are going to categorize politically - and brand you - for refusing not to conceal the events which have been decided once and for all, they would not exist. It is nothing other than the omerta, the size information of the XXIst century, a media-political mafia that is afraid.

Fear that by attacking the police beatings of cobblestones intentionally brought to the scene of violence, one of the rioters was killed by a response and it lights a Palestinian uprising in France, which could take months.

Precisely for this reason that the frequency of police, an officer shouted "Leave it! "His men bowed under a barrage of stones.

That is why readers of Mena will practically only deal with a riot which has,'s media, not occurred.

For this reason, the "young" now enjoy a kind of immunity that allows them to indulge in every excess, and who is here and now, our fundamental rights at risk.

Paris, 31 May 2009. The "peace flotilla" just arraisonnée by Israel at the initiative of several pro-Palestinian group, a manifestation of "spontaneous" is held near the Israeli embassy in France.

It is on the roundabout of the Champs-Elysees where it all begins: quips and insulting, blocking traffic, deployment of a large Palestinian flag in the street, and first provocation against bystanders and law enforcement .

The police are beginning to be overwhelmed by a wave in fury. Clearly, young people from immigrant backgrounds, from all backgrounds (Turkish, Algerian, Tunisian), have one thing in mind, blown by the organizers at the microphone: Reach the Israeli embassy.

They force the passage, first tear gas. Soon the riot police are overwhelmed, several policemen nearby neighborhoods are called in reinforcements. Avenue Matignon is now a battlefield.

Avenue Gabriel, near the restaurant "The Berkeley" the speed of movement and organization of thugs surprise police.

While the avenue is bitumen, a real intifada broke out (war of stones) made by the rioters in their descent on Paris.

So they want to join the street Rabelais through the Rue Jean Mermoz, they are stopped by the police mobile. The press is also targeted, insulted and threatened with cries of "Zionist press, press collaborator".


Fury grows visibly, girls are joining the goons, fighting was unusually violent.


A French photojournalist who is used guerrilla situations, says to his colleagues: "I've never seen it! Finally, no need to go there, the intifada in Paris is terrible! .


Several plainclothes officers were taken to task, some said they could not do anything, only "save their skin."

Thugs retreat to the roundabout of the Champs-Elysees, after forty minutes of extreme violence, which saw broken windows, overturned scooters, torn garbage and provocations of all kinds.

Avenue Matignon is a battlefield. For the thugs of Arab-Muslim youth have joined the ultra-left, the "black blocks" that want to fight at any price with the police.

While many journalists are on the side of thugs, they are repelled to the CRS blocking the street Mermoz. A rain of stones fell on all that is in the vicinity.

The riot police attempted a breakthrough, but very quickly they retreat against the size of stones and the extreme dangerousness of the situation. The shots are accurate, it is clear slalom between the stones and keep an eye skyward.

It's total chaos on the roundabout of the Champs-Elysees, most no vehicle travels, the bystanders away from the few policemen in civilian looters are rampant, many of them will be arrested.

The thugs began to dismantle the grids and increasingly moving projectiles from hand to hand to the best pitchers. For more than two hours the battle lasts.

In the radio crackles CRS message clearly: "one should allow.

Tear gas and fatigue brought their effect gradually disperse the rioters. Several young, then display their flags and messages in Arabic on the Avenue Matignon.

They advance to the press to scream their message of hate and racist anti-republican. The deniers are simply thugs escorted by police to Metro stations.
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